Assemblé par Isabel Carter.
La terre utilisée pour la culture doit être enrichie d’éléments nutritifs de plantes et de matières organiques afin d’en maintenir sa fertilité. Une terre qu’on nourrit bien produira sans interruption de bons rendements. Si l’on ne rajoute pas de matières organiques et d’éléments nutritifs de plantes, la terre s’appauvrira après quelques années et les rendements diminueront. Les engrais chimiques ajoutent des éléments nutritifs végétaux mais sont coûteux. Les méthodes sur cette page ne sont pas coûteuses et ajoutent à la terre à la fois des éléments nutritifs végétaux et de la matière organique.
Les composts
Les composts sont faits de vieux restes de récoltes, d’épluchures de légumes, de mauvaises herbes et de détritus ménagers pour les transformer en engrais précieux.
Dans les endroits secs les faire dans une fosse ; dans les endroits plus humides, en tas.
Les composts sont faits en couches. D’abord on place de grosses pierres au fond pour le drainage, puis une première couche de tiges en vrac (de maïs par exemple) qui permettent à l’air de circuler. Des couches de restes de légumes sont ensuite ajoutées avec alternativement de petites couches de fumier, de terre et de cendres si l’on en possède.
Le tas augmente jusqu’à environ un mètre de profondeur. Maintenez humide – non pas trempé. Rajoutez de l’eau si le tas devient trop sec. Recouvrez de plastique ou de sacs ou tapis pour protéger de la pluie.
Retournez le tas après quelques semaines.
Le compost est généralement prêt à être utilisé après un ou deux mois lorsqu’il est brun et friable.
Les vieilles tiges de maïs, sorgho et manioc ne devraient être ajoutées au compost que si elles sont très bien hachées en petits morceaux. Laissez les plutôt se pourrir en gros tas soit dans le champ, soit sur ses pourtours.
Avantages
- Un engrais riche obtenu de détritus qui n’auraient, sans cela, servi à rien
Inconvénients
- Beaucoup de travail
- N’est valable que pour de petites surfaces
- Les rats et les serpents peuvent constituer un problème
Le Fumier
Parquez ou attachez les animaux la nuit.
Ramassez le fumier et stockez-le en tas.
Faites des perchoirs simples aux poules afin que le fumier soit tout au même endroit et ainsi facile à ramasser.
Stockez le fumier en tas. Protégez-le du soleil et de la pluie soit par un abri simple, soit par des feuilles de plastique ou des sacs. Sans protection, beaucoup des éléments nutritifs végétaux disparaissent graduellement. Stockez-le un à trois mois avant de l’utiliser.
Avantages
- Un excellent fumier si vous l’avez
Inconvénients
- Il est rare d’avoir des quantités adéquates pour de grandes surfaces de terre
- Le fumier frais peut endommager les cultures qui poussent déjà
Le Fumier Vert
Le fumier vert est une culture qu’on fait non pas pour la récolte mais pour améliorer la terre. Les semis sont faits très serrés et après 4 à 6 semaines de pousse on laboure les jeunes plantes. Cette méthode ajoute beaucoup de matière organique à la terre et si la plante est une légumineuse, du nitrogène sera aussi rajouté.
Les récoltes en allées sont une autre façon d’apporter du fumier vert à la terre (voir Pas à Pas No.5, p.4).
Des espèces recommandées
- Stylosanthes gracilis
- Phaseolus acutifolius
- Indigofera hirsuta
- Centrosema pubescens
- Mucuna pruriens
Avantages
- Excellent pour les terres très appauvries ou très érodées
- Utile pour les grandes surfaces
- Protège de l’érosion du sol après la récolte
- Nécessite peu de travail
- Peut étouffer les mauvaises herbes
Inconvénients
- Le coût des semis est élevé (sauf pour les cultures en allées)
- Dans les endroits très secs l’humidité du sol sera réduite et les cultures principales ne pousseront pas si bien
Les composts en panier
Des trous sont creusés dans la terre à 1 mètre les uns des autres, 30 cm de diamètre et 30 cm de profondeur. De vieux paniers cassés peuvent être utilisés si l’on en dispose. On peut enfoncer des piquets dans la terre, et entrelacer de vieilles tiges de plantes ou des bambous autour pour en faire des paniers.
Ces paniers sont ensuite remplis de mauvaises herbes, de détritus de récoltes, de fumier suivant ce dont on dispose. Tout arrosage est fait par ces paniers permettant ainsi aux éléments nutritifs de s’infiltrer dans le sol. On cultive les plantes tout autour des paniers et leurs racines se dirigent vers les paniers.
Après la récolte, le contenu des paniers sera mêlé au sol.
Avantages
- Nécessite peu de travail une fois les paniers faits
- Les éléments nutritifs végétaux sont disponibles immédiatement
- Utile pour les petites surfaces
Inconvénients
- Ne convient pas aux grandes surfaces
Le fumier-infusion
Cette méthode fournit un engrais liquide précieux en deux semaines seulement.
Remplir un sac (pas en plastique) de fumier frais et fermez-le. Placez-le dans un grand bidon et remplissez d’eau. Laissez tremper environ 2 semaines. Utilisez ce liquide pour arroser les légumes, mais diluez-le en rajoutant au moins la même quantité d’eau.
Après usage, le fumier du sac peut être ajouté à la terre ou au compost.
Recommencez avec du fumier frais et de l’eau. A cause des risques de maladies, le fumier provenant des cochons ne doit pas être utilisé dans cette méthode.
Avantages
Inconvénients
Les paillis
Le sol autour des plantes cultivées est recouvert d’une couche de matière organique (par exemple : balle de riz, paille, herbes).
Avantages
-
Maintient l’humidité du sol
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Ajoute de la matière organique à la terre
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Empêche l’érosion du sol
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Réduit les mauvaises herbes
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Maintient la fraîcheur du sol
Inconvénients